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NOUVEAUTÉ : TUDOR BLACK BAY FIFTY-EIGHT NAVY BLUE

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TUDOR BLACK BAY FIFTY-EIGHT NAVY BLUE

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C’est en 2018 que Tudor présente la Black Bay Fifty-Eight. Cette nouvelle version de la célèbre plongeuse se distingue tout particulièrement par ses mensurations : avec 39 mm de diamètre, elle rend non seulement deux millimètres en largeur à sa grande sœur, mais elle le fait aussi en épaisseur.

Ces proportions rapprochent la Fifty-Eight de la référence 7924, la première montre de plongée de la marque lancée en 1958. Le nom en forme de clin d’œil prouve que la maison suisse fait non seulement de belles montres, mais est aussi très consciente de son histoire.

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Cet été, Tudor a changé les codes couleurs noir et or de sa Fifty-Eight et proposé une très jolie version « Navy Blue ». Un choix qui n’est pas dû au hasard non plus, puisque en 1969 déjà, Tudor lançait sa première montre avec un cadran et un insert de lunette bleus. On les retrouvera la décennie suivante sur les montres de plongée de dotation de la Marine Nationale, inscrivant définitivement cette combinaison dans le patrimoine de la maison.

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Cette nouveauté arbore un très joli cadran bleu, lumineux, que la finition opaline met particulièrement en avant. Les écritures, le cerclage des index, et les aiguilles « snowflake » sont de couleur argent. L’insert de lunette reprend les mêmes tons. Elle est disponible sur trois bracelets différents : tissu, “soft touch” et acier.

Ce dernier s’inspire des bracelets pliés à rivets fabriqués dans les années 50 et 60. Leurs particularités étaient d’avoir les têtes de rivets de fixation des maillons apparentes sur la tranche du bracelet ainsi qu’une largeur dégressive connue aussi sous le nom de « fuite en escalier ». Ces deux détails esthétiques sont bien évidemment repris mais la construction est tout ce qu’il y a de moderne avec des maillons massifs.

Le boîtier en acier abrite le mouvement de manufacture MT5402. Un calibre moderne dont la construction est pensée pour la robustesse, la longévité et la fiabilité, à l’image de son balancier à inertie variable maintenu par un solide pont traversant à double point d’ancrage. Couplé à un spiral amagnétique en silicium, il permet au Calibre MT5402 d’être certifié chronomètre par le COSC. Enfin, sa réserve de marche est d’environ 70 heures.

Caractéristiques techniques :

  • Mouvement : Calibre Manufacture MT5402 (COSC) – Remontage automatique
  • Réserve de marche : 70 heures
  • Boîte : Acier
  • Lunette : Tournante unidirectionnelle en acier avec disque en aluminium éloxé bleu mat
  • Cadran : Bleu, bombé
  • Bracelet : Acier, “soft touch” ou tissu
  • Diamètre : 39 mm
  • Étanchéité : 20 bar
  • Ref : M79030B

Prix de vente recommandé : 3.470€ (acier) / 3.180 € (“soft touch” ou tissu)

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ZOOM HORLOGER : BREITLING TOP TIME LIMITED EDITION

BREITLING TOP TIME LIMITED EDITION

Breitling lance la collection Top Time dans les années 60 avec une mission claire : renouveler la clientèle de la marque en lui attirant les faveurs de la jeunesse. Les Chronomat et les Navitimer étaient, avec leur règle à calcul, des montres-outils d’abord destinées à un public professionnel. La maison suisse veut donc proposer des chronographes plus simples et meilleurs marchés pour atteindre un nouveau public.

C’est peut-être pour cela qu’on la voit au poignet de Sean Connery dans « Opération Tonnerre » (1965). Le célèbre acteur écossais y joue le rôle d’un non moins fameux agent secret qui doit sauver le monde en récupérant deux bombes atomiques dérobées par une organisation criminelle.

Pour ce faire, il reçoit une Breitling Top Time ref. 2002 que la section Q a équipée d’un compteur Geiger. Ce sera la seule montre de la marque qui apparaîtra au poignet de l’espion britannique.

Opération tonnerre, affiche

La particularité de cette réédition est bien évidemment le choix du cadran : un des plus originaux du catalogue. Si beaucoup voient dans les deux triangles noirs un nœud papillon, elle est plutôt connue des amateurs francophones sous le nom de « zorro ».

Ici, ce n’est pas de grand mais de petit écran qu’il s’agit puisque le feuilleton télévisé en noir et blanc qui relate les exploits du justicier masqué apparaît pour la première fois sur les écrans de l’O.R.T.F. en 1965.

La montre est une réédition fidèle du modèle original. On retrouve même la zone de couleur exactement entre la cinquième et la dixième minute du compteur du chronographe. Les deux changements les plus notables sont la paire d’aiguilles rouge vif, et le remplacement de l’échelle tachymétrique par une échelle décimale. Cette dernière, plutôt rare, était utilisée pour subdiviser la minute en centièmes et faciliter ainsi les calculs. Le boîtier a un peu grandi, passant de 36 ou 38 mm selon les versions à 41 mm, pour se conformer à des standards plus modernes.

Le mouvement répond tout à fait à la vocation de la Top Time : en lieu et place du calibre de manufacture B01, la marque a choisi l’éprouvé Valjoux 7753. Un chronographe automatique simple et robuste qui bat à 4 Hz et offre environ 48 heures de réserve de marche. Un choix qui permet de réduire substantiellement le prix de la belle tout en proposant de très bonnes performances.

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Caractéristiques techniques :

  • Mouvement : Calibre Breitling B23 Manufacture, remontage automatique
  • Chronographe
  • Réserve de marche : 48 heures
  • Diamètre : 41 mm
  • Étanchéité : 3 bar
  • Boîte : Acier
  • Cadran : Blanc et noir
  • Bracelet : Cuir
  • Ref : A23310121G1X1

Prix de vente recommandé : 4.850 €

Découvrez la collection Premier

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LA MINUTE TECHNIQUE : LES DÉBUTS DU CHRONOGRAPHE – PARTIE 2

Nous avions terminé l’article précédent en expliquant que c’est dans le dernier tiers du XIXe siècle qu’apparaît progressivement le chronographe moderne basé sur les brevets d’Adolphe Nicole.

En Suisse, la production se concentre d’abord dans la vallée de Joux : LeCoultre développe pas moins d’une centaine de calibres de ce type entre 1870 et 1900. Dans les années 1880, elle gagne les cantons de Neuchâtel et Berne avec des marques comme Breitling, Heuer et Longines. C’est à cette époque que commence l’identification de ces marques au chronographe, leur permettant de se construire petit à petit une réputation sportive.

Parmi les différents domaines de développement qui touchent ce nouveau mécanisme, il en est auxquels on ne pense pas forcément : par exemple la place et les fonctions du, et puis des poussoirs. A l’époque, le chronographe n’en possède en effet qu’un seul qui commande sa marche, son arrêt, et sa remise à zéro, toujours dans cet ordre. De plus, il est très généralement intégré à la couronne. Il faudra attendre les années 1930 pour qu’après de nombreux brevets et presque autant d’essais, les deux poussoirs que nous connaissons trouvent leur place définitive.

Un exemple de la créativité des horlogers en la matière est le brevet que Paul-Louis Droz dépose en date du 7 janvier 1893 sous le n°6180. Il y décrit l’utilisation d’un deuxième poussoir permettant la reprise d’un chronométrage sans remise à zéro – une fonction qui semble s’apparenter au « retour en vol » ; l’arrêt et la remise à zéro pouvant ensuite se faire indifféremment par l’un ou l’autre des deux poussoirs.

L’invention fera l’objet d’une parution dans le journal « La Fédération Horlogère » du 11 mai de la même année où l’on parle d’un « mécanisme à double effet pour montres-chronographes ». Ce brevet a ceci d’intéressant qu’il touche à la fois à la place et à la fonction des poussoirs. Bien évidemment, il n’est pas le seul en son genre.

Dans le même ordre d’idée, en 1913, Omega commercialise des montres-bracelets avec chronographe sur base d’un mécanisme datant de 1906 et prévu d’abord pour des montres de poche. Il possède la particularité d’avoir son unique poussoir placé à six heures, entre les cornes du boîtier.

C’est cette même année que Longines lance le calibre 13.33Z qui est tout simplement le premier mouvement avec chronographe spécialement produit pour les montres-bracelets.
Classique dans sa conception, il ne possède toujours qu’un poussoir, intégré à sa couronne.

On crédite Breitling d’avoir donné sa forme définitive à la montre-bracelet chronographe avec le poussoir de marche et d’arrêt à deux heures, et celui de remise à zéro à quatre heures. Cela se fit en plusieurs étapes. En 1915, la manufacture désolidarise le poussoir de la couronne et le positionne à deux heures. En 1923, la fonction remise à zéro devient indépendante et retourne sur la couronne à trois heures, avant d’occuper sa place définitive à quatre heures. Cette ultime évolution se fit en 1934 à la faveur d’un brevet déposé par Willy Breitling. Dans un texte de présentation paru dans La Revue Internationale de l’Horlogerie, on peut lire que si « l’aspect de la pièce créée par la maison G. Léon Breitling S.A. diffère nettement de celui d’un chronographe-compteur bracelet habituel », c’est pour mieux « répondre aux exigences toujours plus grandes, tant au point de vue industriel que sportif, de la vie moderne, qui oblige chacun à calculer en secondes, à tout traduire en chiffres […] ».

De cette exigence de calculer en secondes, naîtra aussi un autre axe de perfectionnement : la fréquence.

En effet, plus cette dernière est haute, plus le chronographe est capable de mesurer avec précision les temps courts. A ce titre, en horlogerie mécanique, la maison Heuer frappe un grand coup dès 1916 avec le Mikrograph. Ce dernier n’est pas une montre-bracelet mais bien un compteur de sport. Ce qui fait sa singularité, c’est qu’il est cadencé au 100e de seconde. Le mécanisme est tellement rapide que l’affichage doit s’adapter : l’aiguille principale fait un tour du cadran en trois secondes, et le compteur à midi totalise deux minutes. D’une certaine manière, il est le descendant du compteur de tierces de Louis Moinet qui battait déjà au 60e de seconde. Cependant, contrairement à ce dernier, il ne restera pas confiné dans l’atelier d’un horloger et connaîtra une carrière commerciale et sportive.

Mikrograph

La précision de ses garde-temps vaudra d’ailleurs à Heuer de participer au chronométrage des Jeux Olympiques d’Anvers en 1920, de Paris en 1924 et d’Amsterdam en 1928. L’ironie de l’histoire veut que la marque se voie remplacée par Omega lors de l’édition de 1932 à Los Angeles, au moment où le chronométrage réglementaire, qui se faisait jusque-là au 5e de seconde, passe au 100e de seconde.

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Baume & Mercier
Classima Chronographe

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Tudor
Black Bay Chrono S&G

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Big Bang Ferrari Unico Titanium

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Chanel
J12 Chronographe

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Jaeger-leCoultre
Master Chronograph

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Blancpain
Fifty Fathoms Bathyscaphe Chronographe Flyback

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NOUVEAUTÉ : JAEGER-LECOULTRE MASTER CONTROL CHRONOGRAPH CALENDRIER

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Jaeger-LeCoultre Master Control Chronograph Calendar

La réputation de Jaeger-LeCoultre en matière de technique et d’ingénierie horlogères n’a plus besoin d’être faite. Cette manufacture a d’ailleurs été surnommée  « l’horloger des horlogers ».
Il est donc un peu surprenant de découvrir en 2020 qu’il y a quelque chose qu’elle n’avait pas encore réalisé.

La maison de la Vallée de Joux a annoncé ce printemps qu’avec la Master Control Chronograph Calendar, elle associait ces deux complications pour la première fois dans sa longue histoire. Elles trouvent place dans le boîtier rond emblématique de la collection Master Control. Inaugurée en 1992, cette dernière accompagnait la création du programme de contrôle de qualité interne de 1.000 heures, devenu immédiatement le symbole du haut degré d’exigence de la marque.

Jaeger-LeCoultre
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Si on regarde le cadran, on remarque très vite les deux complications. Le chronographe possède une petite seconde à 9 heures, un compteur des minutes à 3 heures, et une échelle pulsométrique. Le calendrier affiche le jour de la semaine et le mois dans deux guichets à midi, la date et la phase de lune à six heures. On parle de quantième complet parce que toutes les informations sont là, mais contrairement aux quantièmes annuel ou perpétuel, tous les mois comptent 31 jours. Il y aura donc des corrections à faire cinq fois par an (février, avril, juin, septembre, novembre).

Le nouveau calibre porte la référence 759. Il est automatique, possède une fréquence de 4 Hz, et compte près de 65 heures de réserve de marche. La fonction chronographe est commandée par une roue à colonnes et un embrayage vertical. L’échappement est équipé de composants en silicium. Le fond saphir permet d’admirer sa finition traditionnelle avec vis bleuies, côtes de Genève et masse oscillante en or.

Calibre 759 Jaeger-LeCoultre
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Caractéristiques techniques :

  • Mouvement : Calibre Jaeger-LeCoultre 759 – Remontage automatique
  • Réserve de marche : 65 heures
  • Fonctions : Chronographe, Compteur 30 minutes, Date, Heure-Minute-Seconde, Jour, Mois, Phases de lune, Pulsomètre
  • Boîte : Acier
  • Lunette : Acier
  • Cadran : Gris argent, soleillé
  • Bracelet : Cuir en veau Novonappa®
  • Diamètre : 40 mm
  • Étanchéité : 5 bar
  • Ref : Q4138420

Prix de vente recommandé : 15.200 €

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ZOOM HORLOGER : TAG HEUER CARRERA 02T

TAG Heuer Carrera 02T

Depuis sa création en 1860, Heuer s’est spécialisé dans le chronographe.

Une de ses créations les plus emblématiques est le modèle Carrera né en 1963. Son nom rend hommage à une course automobile qui se déroulait au Mexique : la Carrera Panamericana. Un événement qui n’eut lieu que cinq fois, entre 1950 et 1954, mais dont la réputation de dangerosité marqua durablement les esprits. Cette réputation n’était d’ailleurs pas usurpée : lors de sa 2e édition en 1951, seules 35 des 97 voitures engagées franchirent la ligne d’arrivée et 3 pilotes perdirent la vie.

Dès le départ, la Carrera se veut être un outil pour les pilotes automobiles. Doté d’un design sobre et lisible, le chronographe devait être le compagnon du « gentleman driver ».
La Carrera Calibre Heuer 02T ne faillit pas à ce cahier des charges tout en le mettant au goût du jour.

Le cadran largement ouvert rappelle le goût de la marque pour l’avant-garde. Son organisation est cependant très classique avec les compteurs à 3 et 9 heures. La lunette en céramique comporte un tachymètre pour calculer la vitesse, une fonction qui va de soi pour une telle montre. La lisibilité reste excellente grâce au travail sur les contrastes.

Ce qui distingue cette version du reste de la collection est le tourbillon volant qui se situe à 6 heures. Le tourbillon est un mécanisme inventé par A.-L. Breguet en 1801. Ce dispositif est destiné à améliorer la précision des montres en faisant effectuer une rotation à 360° de l’organe réglant. Le tourbillon de TAG Heuer cadencé à 4 Hz tourne sur lui-même en 1 minute. On parle de tourbillon volant car aucun pont ne vient sécuriser le sommet de la cage.

Le profil laisse entrevoir le design simple mais puissant de la montre. On remarque aussi la différence entre la carrure traitée PVD et les cornes en titane. Le fond saphir laisse entrevoir le calibre 02T avec sa très belle architecture, très moderne. La roue à colonnes du chronographe est rouge, signature des mouvements de manufacture de la marque.

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Caractéristiques techniques :

  • Mouvement : Calibre manufacture Heuer 02 T – Tourbillon à remontage automatique
  • Réserve de marche : 65 heures
  • Boîte : Titane poli et satiné revêtu de PVD noir
  • Lunette : Céramique satinée, fixe, échelle tachymétrique
  • Cadran : Squeletté noir
  • Bracelet : Alligator noir et caoutchouc
  • Diamètre : 45 mm
  • Étanchéité : 10 bar
  • Ref : CAR5A8Y.FC6377

Prix de vente recommandé : 15.900 €

Découvrez la collection Carrera

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LA MINUTE TECHNIQUE : LES DÉBUTS DU CHRONOGRAPHE

Un chronographe est un garde-temps qui permet d’enregistrer la durée d’un événement. Pour ce faire, il est équipé d’au moins une aiguille indépendante que l’on peut démarrer, stopper et remettre à zéro. L’idée de mesurer ce qu’on appelle des « temps courts » est assez ancienne et connut de nombreux développements avant de déboucher sur le mécanisme que l’on utilise aujourd’hui.

Avant de se lancer dans cette aventure, les horlogers durent d’abord « inventer » la seconde. En effet, les premières montres n’affichaient que l’heure avec une précision toute relative. Vint ensuite la minute, et enfin la seconde. A la fin du XVIe siècle, cette dernière est définie comme suit par Christoph Rothmann, l’astronome à la cour du prince allemand Guillaume IV de Hesse-Cassel : « La durée d’une seconde n’est pas très courte, mais ressemble à la durée de la plus petite note dans une chanson modérément lente. » Tout au long du XVIIIe siècle, les progrès techniques liés à l’ensemble balancier-spiral permirent d’augmenter la précision des montres, jusqu’à ce que la mesure mécanique des temps courts puisse prendre forme.

Plusieurs noms se partagent la paternité du premier chronographe. Ce n’était pas l’instrument tel qu’on le connaît aujourd’hui, mais une montre dont on pouvait arrêter et relancer l’aiguille des secondes. Parmi les candidats, un horloger se distingue : c’est Jean-Moïse Pouzait. En 1776, cet horloger genevois dépose un mémoire décrivant le fonctionnant d’une montre à seconde morte indépendante que l’on pouvait stopper à la demande, sans perturber le fonctionnement du mouvement. Il n’est cependant pas possible de la remettre à zéro, et il n’y a pas de compteur pour les minutes.

Le liégeois Hubert Sarton présenta en 1789 ce qu’il appelle lui-même ses « montres chronométrographiques ». Un contemporain décrit son invention comme suit : « Une nouvelle montre d’observation au moyen d’un nouveau mécanisme additionnel et d’un indicateur particulier, qui, sans interrompre aucunement la marche de la montre, peut tenir note exacte de la durée d’une observation quelconque, en indiquant les heures, minutes et secondes qui ont rempli l’intervalle de l’observation, de son commencement à sa fin, sans qu’il soit nécessaire d’avoir les yeux fixés sur la montre, et sans être obligé d’y faire aucune attention ». On ne sait cependant rien de la marche, de l’arrêt et de la remise à zéro du dispositif.

En 1816, Louis Moinet, un Français, créa pour le besoin de ses observations astronomiques un compteur de tierces. Une tierce est la 3e division de l’heure en 60 parts et vaut donc 1/60e de seconde. Même s’il ne s’agit pas d’une montre puisqu’il n’y a aucun affichage de l’heure, cette pièce se distingue d’abord par son extraordinaire fréquence, ensuite, parce qu’on a tout ce qui fait le mécanisme du chronographe moderne, à savoir les compteurs et les deux poussoirs « start/stop » et « reset ». Cependant, ce compteur a été conçu pour un usage purement privé et il resta donc longtemps méconnu de la communauté horlogère.

Malgré les inventions de ces pionniers, et d’autres que nous n’avons pas cités, tous les chronographes modernes trouvent leur source dans les deux brevets déposés par Adolphe Nicole en 1844 et 1862. Dans ces deux documents, l’horloger suisse pose les fondements techniques du mécanisme tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il ne s’agit pas de travaux forcément originaux : la came en forme de cœur utilisée depuis pour la remise à zéro a été initialement inventée par l’Autrichien Joseph-Thaddeus Winnerl en 1838, par exemple. Et puis, le second brevet est entaché d’une polémique qui opposa Adolphe Nicole à Henri-Féréol Piguet. Ce dernier était son ouvrier, et il affirma que le chronographe était le fruit de son travail dont son patron s’empara sans son accord. Il fit ainsi paraître à au moins deux reprises des annonces pour soutenir ses revendications. La première fut publiée en 1883 dans le Journal Suisse de l’Horlogerie, et la seconde en 1896 dans la Feuille d’Avis de la Vallée de Joux.

Chronographe de Rieussec-1822-Hall-of-Time

Reste un nom qui n’a pas encore été cité, et que beaucoup associent toujours à l’invention même de l’objet qui nous occupe. Il s’agit de Nicolas Rieussec et de sa création, le chronographe-encreur, protégé par un brevet en 1822. Ce garde-temps un peu spécial répond à un besoin très spécifique : enregistrer les temps des différents concurrents lors des courses hippiques. Ce sport connaissait en effet un réel engouement dans la bonne société de l’époque, et faisait l’objet de nombreux et importants paris, d’où la nécessité de mesures précises. Pour ce faire, l’horloger construisit un dispositif particulier où, chaque fois qu’un cheval passait la ligne d’arrivée, une aiguille actionnée à la demande déposait une goutte d’encre sur un cadran en émail rotatif. C’est un peu l’ancêtre de la photo-finish et c’est de là que viendrait l’usage du mot chronographe, du grec ancien khrónos « temps » et gráphō « écrire ». Le mot existait depuis bien longtemps, et désignait depuis le XVe siècle un chroniqueur, c’est-à-dire celui qui consigne les faits historiques dans l’ordre de leur déroulement. Il trouva ici un nouvel emploi qui perdure jusqu’à nos jours.

C’est dans le dernier tiers du XIXe siècle qu’apparaît progressivement le chronographe moderne basé sur les brevets d’Adolphe Nicole. Il est alors doté d’un seul poussoir qui commande une roue à colonnes orchestrant le cycle « départ/arrêt/remise à zéro ». Il y a généralement un compteur des minutes et parfois des heures.

Les développements du chronographe du XXe siècle à nos jours feront l’objet d’un article séparé … à suivre donc !

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Baume & Mercier
Classima Chronographe

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IWC
Portugieser Chronographe

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Breitling
Premier B01 Chronographe

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Hublot
Big Bang Unico

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TAG Heuer
Carrera Calibre 02T

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Breguet
Type XX 3800

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La minute technique : GMT ?

En 1872, quand parut « Le tour du monde en quatre-vingts jours » de Jules Verne, le système des fuseaux horaires n’avait pas encore été inventé. Tout au long de son périple Phileas Fogg dut jongler avec les heures locales des différents endroits qu’il traversait. En effet, chaque ville, chaque village avait sa propre heure, avec midi comme point de repère, quand le soleil passait au plus haut dans le ciel. Dans une société où on se déplaçait à pas d’homme ou au rythme du cheval, cela ne posait pas trop de problème. Après la révolution industrielle, et avec l’expansion du chemin de fer, il en fut tout autrement.

Aux États-Unis et au Canada, le voyageur qui prenait le train faisait face à un peu moins d’une centaine d’heures locales. Il n’y avait pas de « Standard Railway Time ». Les horaires d’une ligne étaient organisés selon l’heure d’une ville importante qu’elle traversait, ou d’un de ses terminus ; quand ce n’était pas simplement celle de la localité où se trouvait la société qui possédait la ligne. Les salles d’attente des gares comptaient dès lors de nombreuses horloges, en fonction des lignes qui la desservaient, plus une, pour l’heure locale. Ce système compliquait la consultation des guides ferroviaires et les erreurs n’étaient pas rares. Petit à petit s’imposa l’idée d’une heure nationale. C’est ainsi que dès la moitié du XIXe siècle, tous les trains d’Angleterre virent leur horaire réglé sur l’heure de Londres. En 1847, une commission recommanda de plutôt prendre en compte l’heure de l’Observatoire royal de Greenwich, la différence n’étant que de 23 secondes par rapport à Londres. En Amérique cependant, la taille du pays rendait cette solution peu pratique : il y a près de 3 heures de décalage d’une côte à l’autre.

Il est difficile d’identifier la première personne qui proposa l’idée des fuseaux horaires. Les noms de l’ingénieur canadien Sandford Fleming, ou du docteur en théologie américain Charles Ferdinand Dowd, reviennent cependant le plus souvent. Une chose est sûre : ce sont les Américains qui en premier appliquèrent le système à une large échelle. Dès 1870, le révérend Dowd publia une brochure avec l’heure de près de 8.000 localités, corrigée selon une répartition en fuseaux de 15° de large, calculés à partir du méridien de Washington. Le décalage était à chaque fois d’une heure ronde pour que toutes les horloges marquent la même minute. Même si l’idée ne remporta pas un grand succès, elle fit son petit bonhomme de chemin dans l’esprit des gens, entre autres à cause de l’opiniâtreté de Dowd à la défendre.

En 1883, les différents réseaux ferroviaires du Canada et des États-Unis décidèrent, lors de deux conventions différentes, d’adopter l’organisation prônée par Dowd, avec pour seule différence qu’ils prirent comme base l’heure du méridien à 75° ouest de Greenwich. Situé entre la capitale fédérale et la ville de New-York, c’était aussi la référence de la marine américaine.

Cette décision influença sans doute la conférence internationale qui se réunit l’année suivante à Washington pour adopter un système similaire, mais à l’échelle du monde. Cet événement, quant à lui, couronna les efforts entrepris par Sandford Fleming pour l’adoption d’une heure universelle, depuis que ce dernier avait raté un train en 1876 à cause d’un horaire mal imprimé. Il s’agissait cette fois-ci de diviser l’entièreté du globe terrestre en 24 fuseaux de 15 degrés de longitude à partir du méridien de Greenwich. Sur les 25 pays représentés, 22 votèrent en faveur de cette solution.

La nouvelle heure universelle mit du temps à s’imposer. Des exceptions furent aménagées comme le Bombay Mean Time et ses + 4 heures 51 minutes qui furent employées jusqu’en 1955 pour des raisons de politique locale. La France fit de la résistance et ne promulgua que le 9 mars 1911 la loi qui calait l’heure légale du pays sur celle de Greenwich. Aujourd’hui encore, on recense non pas 24 mais un peu plus de 30 fuseaux horaires avec des décalages qui se comptent aussi en demi-heure ou en trois quarts d’heure.

Et si c’est le train qui favorisa la création des fuseaux horaires, ce n’est pas ce mode de transport qui poussa à la création des montres GMT proprement dites. En effet, cet honneur revient à l’avion. Et plus encore à l’avion à réacteur. On parle d’« ère du jet » pour désigner la période des années 50 et 60 qui vit le développement de ce mode de transport et de l’aviation civile, ainsi que la multiplication des vols long-courriers. Cette expansion créa de nouveaux besoins. Lors d’une conversation avec un cadre de l’industrie horlogère, un pilote d’avion décrivit la montre idéale : en plus d’avoir la date, elle devait indiquer l’heure sur une échelle de 24 heures et posséder une lunette tournante graduée elle aussi sur 24 heures. Cela permettrait d’afficher avec la même aiguille deux fuseaux horaires en même temps : l’heure GMT qui était celle employée par la navigation aérienne partout dans le monde, sans exception, et l’heure locale.

Cet échange donna naissance en 1953 à la Glycine Airman qui respectait à la lettre ce cahier des charges. Elle fut rapidement suivie par la Rolex GMT en 1955. Pour reprendre les mots mêmes de la marque, cette dernière « a été mise au point pour répondre aux besoins spécifiques des pilotes de ligne. » Elle se distingue cependant de sa concurrente par l’adjonction d’une aiguille indépendante pour donner l’heure GMT sur le double affichage en 12 et 24 heures.

Jaeger-LeCoultre
Master Geographic

Baume & Mercier
Classima Dual Time

Breitling
Navitimer B04 GMT

IWC
Timezoner Chronographe

Rolex
GMT-MASTER II

Breguet
Type XXII 3880

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Zoom horloger : CHANEL J12

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CHANEL J12

A presque 20 ans, la Chanel J12 s’offre un discret relooking et un nouveau calibre. De quoi donner une nouvelle jeunesse à cette montre star qui se réinvente sans se dénaturer.

Née au début du millénaire, la nouvelle montre de Chanel fit tout de suite forte impression. Son père, Jacques Helleu, ne s’en cachait pas : « J’ai d’abord créé la J12 pour moi. Je voulais une montre intemporelle, d’un noir brillant, indestructible. » C’est son doute ce coup de crayon sans compromis, nourri de sa passion pour l’automobile et la voile, qui en fit le succès immédiat.

Quand il fut décidé d’offrir un mouvement de manufacture à la J12, l’idée d’un léger redesign s’imposa. Tout simplement déjà car le boîtier devait être adapté pour accepter le nouveau calibre.
« Amener la J12 sur des territoires nouveaux : ma feuille de route était loin d’être simple. Mon travail se devait d’être chirurgical. Il me fallait tout changer sans rien changer », explique Arnaud Chastaingt, directeur du Studio de création horlogerie de Chanel.

Si l’on observe attentivement les deux versions de la montre, on remarque que le cadran a été légèrement élargi, la police de caractère affinée, et le chemin de fer épaissi. Le nombre de stries sur la lunette est aussi passé de trente à quarante. Enfin, les maillons ont été un peu allongés. Tous ces choix ont été fait pour donner un air plus moderne et plus élancé à la montre.

Le mouvement est fabriqué par Kenissi, une société dans laquelle Chanel possède des parts. Identifié par la référence 12.1, ce nouveau calibre est certifié chronomètre par le COSC, a une fréquence de 4 Hz et possède 70 heures de réserve de marche. Sa présentation reprend l’esthétique épurée chère à la marque.

Caractéristiques techniques :

  • Mouvement : Mécanique à remontage automatique, manufacture.
  • Boîte : Céramique noire
  • Cadran : Laqué noir
  • Bracelet : Céramique noire
  • Diamètre : 38 mm
  • Étanchéité : 20 bar
  • Ref : H5697

Prix de vente recommandé : 6.100 €

Découvrez la collection J12

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Nouveauté : Hublot Big Bang Integral Titanium

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Hublot Big Bang Integral Titanium

Pour son 15 anniversaire, la Hublot Big Bang s’offre un nouveau bracelet intégré au boîtier. Il faut comprendre par là que les deux pièces fusionnent, et que le premier est dessiné dans l’exacte continuité du second.

C’est peut-être un détail, mais cela change tout.

Pour ce faire, la marque a fait subtilement évoluer la Big Bang 42 mm avec mouvement chronographe de manufacture. Le boîtier a en effet subit de légères modifications. Si on le regarde de face, on notera rapidement qu’il a perdu son emblématique pièce de bout avec ses deux vis afin d’accepter le nouveau bracelet.

De côté, par contre, il conserve sa construction originale en trois niveaux distincts, mais l’étage du milieu n’est plus en résine composite noire. Il se pare maintenant du même matériau que le reste de la montre. De plus, les poussoirs ronds ont été remplacés par des pièces rectangulaires reprises de la toute première version du modèle. C’est ce dessin aux lignes plus tendues qui donne un air d’évidence à cette nouvelle itération.

Certaines choses ne changent cependant pas ! La lunette garde ses six vis et ses « oreilles » à trois et neuf heures. Comme pour tous les Unico (le calibre de manufacture Hublot), le cadran est ouvert, permettant d’admirer le mouvement avec son mécanisme de date, sa roue à colonnes et sa très élégante roue de bascule. Ce calibre automatique est cadencé à 4 Hz et possède une réserve de marche de 72 heures.

La montre existe en trois versions : titane, or rouge dit « king gold » et céramique noire. Cette dernière est une édition limitée à 500 pièces.
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La minute technique : chronographe / chronomètre ?

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Chronographe / Chronomètre

Chronomètre et chronographe sont deux mots qu’on retrouve très souvent en horlogerie, en les confondant toutefois très régulièrement.
Pour comprendre la différence entre ces deux vocables, nous allons nous pencher sur leur histoire et leur parcours lexicographique.

Chronomètre

Il est difficile de situer exactement l’apparition du mot chronomètre en français mais on en retrouve trace dès 1701 dans un texte de Joseph Sauveur intitulé « Principes d’acoustique et de musique ». Il y sert à désigner ce que nous appellerions aujourd’hui un métronome.

C’est avec le troisième volume de l’Encyclopédie, paru en 1753, que le terme se rattache plus explicitement à l’horlogerie : « Nom générique pour marquer les instruments qui servent à mesurer le temps. […] On dit en ce sens que les montres, les horloges sont des chronomètres ». A la même époque, lors de la quatrième édition de 1762, il fait son apparition dans le dictionnaire de l’Académie française où il possède une définition similaire. Il faudra attendre 1835 et la sixième édition, pour que les immortels apportent une nouvelle précision d’importance : « Dans l’usage, on ne l’emploie que pour désigner ceux de ces instruments qui […] diffèrent […] par une exécution assez parfaite pour pouvoir servir aux observations des marins et des astronomes ». Derrière la référence aux marins et aux astronomes, il y a l’idée, la nécessité d’une grande précision. Pour comprendre cela, nous allons faire un détour par l’Angleterre du XVIIIe siècle.

John Harrison, English inventor and horologist, 1767.

En 1759, John Harrison, ébéniste de formation et génial horloger autodidacte, mettait au point une montre dénommée H4 qui permettait enfin de calculer avec précision la longitude en haute mer, chose impossible jusque-là. On connaissait bien sûr la réponse théorique au problème : puisqu’on savait déterminer assez facilement la latitude, on pouvait utiliser le décalage horaire entre le méridien où on se trouvait et celui de son port d’origine pour établir sa longitude. Malheureusement, il n’existait aucun moyen fiable pour conserver l’heure précise du point de départ. Même les méthodes de calcul basées sur l’observation astronomique ne donnaient pas de résultats entièrement satisfaisants. Avec Harrison, il devint possible aux marins d’emporter avec eux une heure de référence et d’en déduire leur position en toute fiabilité.

Pour cela, il fallait cependant garantir la bonne marche de ces garde-temps que l’on finira par appeler « chronomètres de marine ». On mit alors progressivement en place des bureaux et des commissions scientifiques en charge d’observer le fonctionnement des horloges portatives qui étaient embarquées à bord des navires. Les épreuves se complexifièrent et se formalisèrent au point que l’on put attribuer des bulletins de marche, véritables certificats de précision reprenant l’entièreté des performances des garde-temps au cours des tests. Cette pratique qui concernait au départ presque exclusivement les domaines de la science et de la marine, d’abord militaire puis marchande, finit par déborder dans le domaine civil au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. A Genève, Neuchâtel, Kew-Teddington, Washington, Besançon ou Hambourg, se multiplièrent alors les concours d’observatoire au cours desquels les marques se disputaient les premiers prix, synonymes de la plus grande précision.

Cette époque marqua durablement l’acception que nous nous avons du terme chronomètre : on passa ainsi de « tout instrument qui sert à mesurer le temps » à « appareil de haute précision certifié par un organisme officiel ». C’est le rôle que joue encore aujourd’hui le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres ou COSC, digne héritier des observatoires et bureaux de chronométrie suisses : contrôler la bonne marche des mécanismes qui lui sont confiés.

Chronographe

Pour ce qui est du chronographe, il faut remonter moins loin dans le passé. Si au départ, ce mot désigne un chroniqueur, c’est-à-dire une personne qui consigne les faits historiques dans l’ordre de leur déroulement, il prend un tout autre sens avec l’inventeur français Nicolas Rieussec.

On ne s’attardera pas ici sur les prémices de cette invention ni sur les questions qui se posent sur sa paternité. Par contre, on relèvera que c’est à l’occasion de sa présentation à l’Académie des sciences de Paris en octobre 1821, que le terme est utilisé pour nommer ce nouvel instrument.

Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Né de la nécessité de minuter les performances des chevaux lors des entraînements et des courses hippiques, le chronographe écrit littéralement le temps. En effet, le mécanisme est lancé au départ de la course, et chaque fois qu’un cheval franchit la ligne d’arrivée, une aiguille commandée par l’horloger vient déposer une goutte d’encre sur son cadran rotatif en émail, réalisant ainsi une sorte de photo finish avant l’heure. Émile Littré, dans le supplément de 1869 à son fameux dictionnaire, propose la définition suivante du chronographe : « appareil qui enregistre le temps ». La version actuelle du dictionnaire de l’Académie, la neuvième, diffère à peine : « instrument qui mesure et enregistre graphiquement la durée d’un phénomène ».

Chronographe de Rieussec-1822-Hall-of-Time

Aujourd’hui, le chronographe est une montre permettant de mesurer des intervalles de temps en heures, minutes, secondes et fractions de seconde, grâce à un mécanisme commandant la marche, l’arrêt et la remise à zéro des aiguilles. Une montre dont on abrège souvent le nom en « chrono », sans doute plus aisé à utiliser mais qui facilite la confusion avec « chronomètre ». Et pour compliquer un peu les choses, on pourrait dire qu’un chronographe devrait être certifié chronomètre pour faire correctement son travail ! Nous aborderons dans nos prochaines newsletters la famille passionnante des différents types de chronographes.

Chronomètre

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Baume & Mercier
Clifton Baumatic

Breitling-Navitimer-Automatic-38-Hall-of-Time-A17325211C1P1-m

Breitling
Navitimer Automatic 38

Tudor-Montre-Pelagos-Hall-of-Time-Brussel-4771-m

Tudor
Pelagos Noir LHD

Chronographe

Tag-Heuer-Montre-Monaco-Calibre-12-Hall-of-Time-CAW2111-FC6183v

TAG Heuer
Monaco Calibre 12

Hublot-Montre-Classic-Fusion-Chronograph-42-45mm-Hall-of-Time-521.NX.1171.LR-m

Hublot
Classic Fusion Chronograph

Breguet-Type-XX-XXI-XXII-3880-Hall-of-Time-3880st-h2-3xv-face-m

Breguet
Type XXII 3880

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